Oui vous aurez la chanson dans la tête toute la journée, mais ça vaut le coup !
Alors que Cécile s’apprête à réaliser son rêve d’ouvrir son propre restaurant gastronomique, elle doit rentrer dans le village de son enfance à la suite de l’infarctus de son père. Loin de l’agitation parisienne, elle recroise son amour de jeunesse. Ses souvenirs ressurgissent et ses certitudes vacillent…
Extension du court-métrage césarisé du même nom, Partir un jour (le long donc) inverse les rôles des 2 héros tout en gardant le même principe : revenir sur ses terres d’enfance quand on est parti réussir ailleurs oblige à se confronter à 2-3 petites choses... D’où on vient, où on en est et où ira-t-on ensuite, au sens propre comme au figuré, voilà de grandes questions auxquelles les protagonistes de cette comédie douce-amère tentent de répondre… en chantant ! Tubes des années 90-2000 ou classiques des 60’s (on a les larmes aux yeux quand François Rollin entonne doucement Cécile ma fille de Claude Nougaro), ce joyeux mélange fonctionne étonnement bien puisqu’il est sans cesse relevé par le petit grain de folie de ses interprètes. Le duo Juliette Armanet/Bastien Bouillon fonctionne à merveille, mais la galerie de personnages qui les accompagne n’est pas en reste. Cette petite pépite pleine de fantaisie méritait bien de faire l’ouverture du Festival de Cannes 2025, fait inédit pour une première réalisation.
Coup de cœur d’Héloïse - Médiathèque Communautaire des Encres / Saint-Amand-les-Eaux