Après plus de dix ans d’activité, Messa n’a plus à prouver que le mélange du doom metal et du jazz fonctionne, mais parvient encore à nous surprendre.
Parti d’un doom sombre avec « Belfry » en 2016, le groupe a peu à peu pris ses distances pour le mélanger à d’autres genres, aboutissant toujours à des fusions de styles harmonieux et surprenants. Pour « The Spin », Messa s’oriente vers une ambiance inspirée des années 80. Au fil des chansons, les différentes nous traversons une grande diversité d’ambiance, tantôt jazz, tantôt plus froide, blues ou rock. « The Spin » mêle les ambiances autant que les styles, faisant de chaque titre un voyage à part entière.
Le groupe nous montre que ses expérimentations sont toujours un succès et que les frontières du metal ne sont pas immuables. Le mélange avec les synthés se fait tout aussi bien et l’album comporte une quantité de mélodies incroyables parmi lesquels un dialogue entre la trompette et la guitare sur « The Dress », déjà révélé comme single, on encore le clavier au début de « Immolation » dont la douceur ménage un temps de respiration au milieu de l’album. Et, surtout, la voix de Sara Bianchin, semblable à celle d’une sirène, a atteint un tout autre niveau. Et pourtant, Messa est toujours indéniablement Messa. Un groupe fascinant. Messa n'a perdu ni son inspiration, ni son efficacité. « The Spin » est une expérience riche et fluide qui réussit à renouveler la formule, sans jamais trahir cet équilibre entre lumière et obscurité, et qui laisse présager de magnifiques concerts.
Coup de cœur de Rémi