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Trith Saint Léger - Adultes

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la grande guerre de charlie

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La grande guerre de Charlie





La grande guerre de Charlie n'est pas une véritable nouveauté...
Ce grand retour a débuté en 2012, mais le centenaire est une belle occasion de (re-)découvrir ce "héros" qui n'en est pas un.
Sous les coups de crayon de Joe Colquhounon suit le parcours que Pat Mills lui fait parcourir à chaque case.

L'histoire de ce jeune homme de 16 ans qyu s'engage dans l'armée britannique n'a en effet rien d'héroïque. Courageux mais ni fort ni intelligent, Charlie est surtout un personnage très attachant.
Lorsqu'il fait preuve de camaraderie, dans ses lettres adressées à sa mère ponctuées de fautes d'orthographe, et finalement dans toutes ses actions tant elles sont teintée de candeur et de naïveté.
Cette BD est aussi un régal graphique malgré la lourdeur visuelle de certaines pages. Elle est aussi un formidable témoignage détaillé de ce que les Tommies ont connu dans les tranchées...et en dehors.
Entre la violence, l'absurdité des combats et les temps de repos, on découvre tout une galerie de personnages : certains conscients de l'horreur, d'autres moins soucieux.
Des hommes que l'on suit dans au plus près de l'action au fil de tomes saisissants de réalisme.
Une lecture presque...indispensable.

(NB : Pour le moment seul le Vol1 est disponible à la médiathèque de Trith, mais les 4 suivants le seront d'ici Avril 2014).

Place Pigalle

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Nation Pigalle par Anne Plantagenet (Editions Stock)



Bien connue comme traductrice (de l'espagnol), Anne Plantagnet l'est moins comme biographe et romancière.
Pourtant, « Nation Pigalle », publié en 2011, mérite d'être découvert. La trame de ce roman est bâtie autour d'un fait-divers : l'incendie d'un appartement du quartier de Pigalle, à Paris.
Un roman qui révèle l'envers du décor de ce qui est considéré comme « La ville lumière » par les touristes.
Une population bigarrée (« bobos », chômeurs et autres) dont l'existence a été perturbée par cette vieille dame qui a mis le feu à son appartement.
Une radiographie sombre et brutale d'une société de consommation à la dérive, d'une population en quête de repères, de projets et, pour certains, la volonté de sortir de la solitude.Même s'il est difficile de «rentrer » dans ce roman, que l'absence de ponctuation peut déconcerter, que l'accumulation de détails matériels peut irriter, on finit par être en empathie avec les personnages paris dans la « Comédie humaine » de la vie parisienne t avec qui on compatit bien volontiers, empêtrés qu'ils sont dans les difficultés de l'existence.

 

Gagner, à en mourir

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"Gagner, à en mourir" de Pierre-Louis BASSE Editions Robert Laffont, 2012.




L'auteur Pierre-Louis Basse est surtout connu depuis la publication de sa biographie sur Guy Môquet en 2000 (chez Stock avec une réédition en 2007 pour les raisons que l'on sait...) pourtant il a passé l'essentiel de sa carrière sur Europe 1 où sa connaissance du petit monde du ballon rond et sa culture ont fait autorité.

En parallèle de son métier de journaliste sportif, il y a un écrivain qui se révèle. Armé de ses convictions progressistes, il nous livre depuis une dizaine d'années des récits où se mêlent souvenirs d'exploits sportifs et souvenirs de jeunesse.

Licencié d'Europe 1 en 2011, il se tourne maintenant délibérement vers l'écriture. Dans "Gagner, à en mourir", il nous livre qu'il fut supporter du club de football du Dynamo de Kiev (Ukraine) dans les années 1970 à l'époque où ce club affrontait les "Verts" de Saint-Etienne.
De cette passion, il se documenta certainement sur l'histoire du football ukrainien et tomba sur ce fait insolite et authentique d'août 1942.

Curieusement appelé "roman" alors qu'il s'agit plutôt d'un récit, "Gagner, à en mourir" nous ramène dans l'Ukraine de 1942, à l'époque de l'occupation par les troupes nazies.

Les autorités militaires allemandes souhaitent organiser un tournoi de football opposant allemands et ukrainiens qui démontrerait l'éclatante supériorité de la race aryenne...
Mais il n'en fut pas ainsi ! Les joueurs ukrainiens ne souhaitaient pas, avant tout, perdre leur âme.Une invitation donc pour les lecteurs à découvrir avec émotion ce livre de 144 pages acquis récemment par la médiathèque.
A noter aussi que, sur internet, il est possible d'écouter une émission que France-Inter a consacrée à ce livre le Mardi 10 Avril 2012 (renseignement à partir de la page Wikipedia consacrée à Pierre-Louis Basse)

Quai d'Orsay

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Quai d'Orsay (T1 & 2) de Christophe Blain et Abel Lanzac (pseudonyme du diplomate Antonin Baudry)



Que ce soit clair : les deux tomes de Quai d'Orsay sont deux bijoux.
Nés des souvenirs encore frais d'un homme de l'ombre du ministère sous le second mandat de J. Chirac, ils racontent des faits réels vécus de l'intérieur !

Si graphiquement l'objet est parfois un peu flou (du moins au premier coup d'oeil), les coups de crayon laissent l'impression claire que la diplomatie est constamment en mouvement, perpetuellement active et pressée. On suit le personnage d'"Arthur" (alias Antonin Baudry), nouvelle pièce dans ce rouage complexe qu'est le ministère des Affaires Etrangères.
Si la critique s'en tient à une certaine forme de travail (l'influence des "amis du ministre" par exemple), elle démontre aussi le poids de chaque mot, l'importance de chaque discours (même celui qui semble traditionnel et consensuel) et l'exigence d'un tel travail. Derrière les difficultés se mêlent les personnalités de chacun.
Entre politique, égoïsme, arrivisme, tensions, apparaissent des amitiés et de l'entraide professionnelle entre certains protagonistes. Les débuts d'"Arthur" sont évidemment difficiles, mais formateurs. Les quelques personnages récurrents du cabinet du ministère ont d'ailleurs tous un rôle lisible par les traits que Christophe Blain leur a attribués.

Palpitante, cette série se dévore avec des dialogues énergiques et des phrases chocs, si bien que les pages se tournent à grande vitesse.
On prendra tout de même le temps de découvrir quel homme politique réel se cache derrière "Alexandre" et d'en apprendre plus sur cet univers ô combien riche...Même cligner des yeux est une perte de temps, tant on ne veut pas perdre une miette de cette BD au contenu passionnant. Cette fiction respire la réalité, elle qui nous parait si lointaine lorsque nous ne la touchons qu'à travers un écran de télévision...Les deux tomes (un 3e serait en préparation) sont disponibles !

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