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COUSTEAUX : CousteauX

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Jazz pop rock

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Je suis certain que nombreux sont ceux ici n’ayant jamais entendu parler de Cousteau, le groupe. Alors non, ses membres ne jouent pas tous un bonnet vissé sur le crâne, ni ne sont docteurs es reprises de chant de marins ou autres chansons maritimes type « La pêche aux moules » ou « C’est pas l’homme qui prend la mer ».


Premièrement, et c’est une information capitale, ce groupe a une existence parcellaire. Actif de 1999 à 2005, et ayant connu un succès certain outre-manche d’où il était originaire, il a éprouvé quelques difficultés à s’exporter, malgré deux beaux albums d’une pop hybride qui devait autant à Bowie qu’à un groupe jazz prog , à Tears For Fears ou aux grands crooners ricains. Sacré programme pas toujours facile à suivre, le cul entre deux chaises, celle de l’accessibilité et celle de l’exigence mélodique. Cousteau splitte donc pendant douze ans, et revient en 2017 aux affaires en petit comité (le duo Liam Mc Kahey et Davey Ray Moor). On retrouve à peu près les mêmes ingrédients, mais le feeling jazz pop grand angle a pris le dessus. Doit-on s’en plaindre ? D’entrée de jeu, « Memory is a weapon » me retourne comme une crêpe, avec sa gueule de James Bond song. Et si, ok, « This might be love » donne un peu trop dans la guimauve, « BURMA » ré-enclenche l’entreprise de séduction via un spleen noir, suivi de « The innermost light » et son blues rond aux entournures. Les titres se suivent, déployant une élégance rare et une assurance qui ne laisse d’autre choix que l’adhésion. Et puis cette fois chaude et grave entre Roland Orzabal et Bowie est toujours aussi belle. Verdict ? CousteauX, avec ou sans X, est toujours aussi bon, et ce disque n’est pas de ces retours qui méritent de rester confidentiels. Bravo !

Depuis, le groupe a re-splitté. Caramba, encore raté !

 

coup de coeur de Marc